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Antiquités Asiatiques - - Maudgalyayana et Shariputra, les deux disciples de Bouddha - - Tête de Bouddha Chieng Saen - - Bouddha assis Maravijaya -

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Bouddha debout Enfant

Bouddha, dont les traits le suggèrent enfant, est ici représenté debout, les bras retombant de part et d’autre du corps, en « mettakurana », « la compassion bienveillante »

Il est coiffé d’une flamme amovible symbole d’un rayon de sagesse et de l’union entre la terre et le ciel.

La poitrine légèrement bombée, les doigts d’égale longueur, les plis de beauté du cou, les oreilles longues figurent certains des attributs de perfection divine accordés au Bienheureux selon une liste canonique.

Exceptionnel Bouddha en bronze dont le vêtement doré évoque cette lumière qui « irradie tout autour de son corps sur la largeur d’une brasse en effaçant l’éclat de mille soleils » disent les textes anciens.

Rare par sa provenance et son état de conservation, il est encore remarquable par son expression toute de plénitude et de bienveillance.

Art du Laos
Début du XVIe siècle
Bronze à traces de laque dorée
Hauteur : 125,5 cm

   



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Bouddha debout Pagan

En 1057, Anorâtha (le fondateur de l’empire) conquiert le royaume Môn de Thaton et commence alors pour Pagan une intense activité architecturale et artistique sous le signe du Theravada (Bouddhisme primitif) devenu religion officielle.

Debout, Bouddha est figuré dans l’attitude de l’« Abhaya-mudra » ou « absence de crainte », main droite levée, ouverte, paume en avant tandis que sa main gauche, paume tournée vers le ciel, fait le geste de recevoir une offrande.

Entièrement recouvert de laque dorée, il semble irradier d’une lumière intérieure. Ce rayonnement, également signifié par la transparence du vêtement, évoque sa puissance de concentration, sa force vitale et spirituelle.

Pièce exceptionnelle par sa rareté et son état de conservation ; remarquable aussi par sa singulière beauté et son expression empreinte de mystère et de recueillement.

Art de Birmanie
Style de Pagan
XVe siècle
Bois laqué doré
Hauteur : 97 cm

   



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Disciple de Bouddha

Doués d‘un sens aigu de l’observation, les sculpteurs de la Birmanie ont excellé dans les représentation de Bouddha et de ses Disciples.

Ce personnage est agenouillé, le buste légèrement penché vers l’avant et les mains jointes dans le geste de la prière ou de l’adoration.

Il est vêtu de la robe monastique traditionnelle qui dénude l’épaule droite et dont un pan retombe comme une étole sur le devant et dans le dos. Les plis souples du drapé glissent et s’épanouissent jusque sous ses pieds, soulignant en outre le modelé du corps au mouvement délicat.

Son visage à l’ovale pur présente des traits fins, au regard perdu dans la contemplation et l’écoute de Bouddha, avec un sourire merveilleux de douceur.

La qualité de son exécution, sa position empreinte de naturel et de beauté ainsi que son expression irradiant de bonheur donnent à cette pièce un caractère unique et qui reflète la puissance de sa foi.

Art de Birmanie
Époque Pagan
XVIe siècle
Grès rose à race de laque
Hauteur : 53 cm

   



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Bouddha assis Bayon

Jayavarman VII parvient à restaurer la gloire d’Angkor à la fin du 12ème siècle et y érige le temple du Bayon dans lequel les sculpteurs y déploient des lignes fluides en totale rupture avec les styles précédents.
Il met fin à la lignée des dieux-rois et se convertit au Bouddhisme Mahayana qui devient alors une religion d’état

Le roi est représenté ici sous le forme de Bouddha. Sa bouche aux lèvres délicates s’anime d’un troublant sourire tandis qu’une expression d’intense concentration et d’humilité révèle sa grande sagesse.

Cette pièce est exceptionnelle par son état de conservation et surtout sa rareté.
Elle témoigne de la maîtrise atteinte par les artistes au temps du Bayon où apparaît pour la première fois un art du portrait. Réalisme et expressivité, paix, profond sentiment de foi ou modelé sensible sont autant de caractéristiques de ce style mené à cette période et comme l’empire lui même, à son apogée.

Art du Cambodge
Style du Bayon
Début du XIIIe
Grès beige
Hauteur : 43 cm

   



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Tête de Bouddha Kampaen-Phet

C’est véritablement avec l’ascension des peuples de la région de Sukhothaï, au Nord de la Thaïlande, que commence l’histoire thaïe.
Sous domination khmère jusqu’au milieu du XIII° siècle, cette zone conquise par le royaume de Sukhothaï sera cependant absorbée à peine deux siècles plus tard par la puissance d’Ayutthya.
L’art de Sukhothaï et de ses villes de provinces comme Kampheng Phet offre d’exceptionnelles images de Bouddha empreintes d’une stylisation subtile et d’une beauté immatérielle, qu’aucune autre école artistique n’égalera jamais plus.

En bronze, cette représentation de Bouddha se recommande par son expression toute d’intériorité.
La ligne de sa coiffure faite de rangées de boucles enroulées forme un V à la racine des cheveux, que souligne la courbe élégante des arcades sourcilières qui se rejoignent pour former l’arête d’un nez relativement long, mince et busqué.
La bouche aux lèvres ourlées et très marquées s’étire en un imperceptible sourire, tandis que les plis de beauté du cou, autre attribut divin, soulignent l’ovale parfait du visage aux joues pleines.

Pièce exceptionnelle par ses qualités d’exécution, la stylisation de son expression, empreinte d’une sérénité majestueuse et d’une beauté idéalisée, caractéristiques de l’art singulier et exclusivement tourné vers la spiritualité de l’école de Sukhothaï.

Art de la Thaïlande
École de Sukhothaï
Style de Kampheng Phet
XVIe siècle
Bronze à traces de laque
Hauteur : 27 cm

   



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Chèvre

La chèvre a été le premier animal domestiqué par les Chinois anciens et plusieurs caractères chinois sont composés à partir du caractère « Yang » (« chèvre ») Elle est également l’un des douze animaux du zodiaque chinois ; elle symbolise la longévité, l’énergie solaire, la force vitale.

Les Chinois ont toujours accordé une place importante aux animaux et vénéraient aussi bien un bestiaire fabuleux que réel. En outre, le Taoïsme, l’un des trois cultes prépondérants en Chine, privilégie la nature et le rapport étroit qu’elle entretient avec l’homme. Aussi la représentation du paysage en peinture ou l’illustration en ronde-bosse d’animaux sont-ils des thèmes traditionnels dans l’art chinois.

Cette chèvre en granit est représentée debout, la tête légèrement penchée vers le bas. La simplicité de son rendu, le charme de son attitude naturelle et ses proportions harmonieuses en font une pièce remarquable. Empreinte de candeur, elle se recommande aussi par sa facture soignée et sa taille considérable.

Art de la Chine du Sud
Époque Qia Ching,
fin du XVIIIe siècle
Granit

   



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Bouddha Pra-Sangajaya

La fondation du royaume d’Ayutthya en 1350 par le prince d’U-Thong marque la naissance d’une Thaïlande unifiée et l’avènement d’une des périodes les plus brillantes de son histoire et de son art. L’Ecole d’Ayutthya en effet, s’impose par la richesse de son inspiration et de ses moyens d’expression. Des attitudes variées, une gestuelle plus riche, une recherche de la perfection comme de l’équilibre résument son art.
Les sculpteurs ont ainsi cherché à représenter le plus de moments illustres de la Vie de Bouddha et cette image du Maître « Pra-Sangajaya », rarement représentée en Asie du Sud-Est, en est un merveilleux exemple.

Assis en « virasana », la jambe droite repliée sur la gauche et les deux mains ramenées sur l’abdomen, il est vêtu de la robe monastique traditionnelle qui dénude l’épaule droite et dont un pan retombe en étole depuis l’épaule gauche sur le devant et dans le dos.
Tout en rondeur, le corps moulé dans un vêtement sans pli, simplement galonné, le Bienheureux offre une image rassurante, symbole de plénitude.

Cette représentation se réfère à un épisode survenu au début de sa quête. Fuyant le palais de son père, le roi Suddhotana Gaume, le Prince Siddharta décide de connaître les rigueurs de l’ascèse. Au paroxysme de la faiblesse, il y renonce cependant, comprenant que cette voie ne le mènera jamais à l’Illumination et réapprend alors à se nourrir et à vivre. Cette image généreuse devient ainsi une métaphore du bonheur et de la meilleure façon de l’atteindre.

Les formes pleines et le modelé vigoureux accentuent le sentiment de bien-être qui émane de ce visage rond aux traits délicats. Le nez fin au profil délicat et la bouche au dessin exquis ajoutent à la beauté de cette face joviale aux joues délicieusement charnues.
L’absence d’usniça - protubérance crânienne, siège de sa connaissance supramondaine - rappelle que le Prince n’a pas encore atteint l’Eveil.

Cette pièce exceptionnelle et rare se recommande par le soin accordé à sa facture, la finesse de ses traits et de ses courbes exquises. La plénitude de l’expression est encore rehaussée par l’éclat doré des traces de laque animant le bronze.
Ce Bouddha « Pra-Sangajaya », image d’abondance et de bien-être, s’affirme comme une invitation au bonheur et à la prospérité.

Art de la Thaïlande
École d’Ayuthya
XVIIIe siècle
Bronze à traces de dorure
Hauteur : 24 cm

   



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Vishnu pré Kmer

Les sculpteurs du pays khmer ancien ont réalisé dès le VII° siècle, des œuvres en schiste, en bronze, et surtout en grès, d’une remarquable originalité.

Reconnaissable à ses quatre bras, sa coiffure typique - une mitre - et la massue (ou « gâda ») qu’il tient dans sa main inférieure gauche, Visnu le Sauveur, l’un des trois dieux de l’Hindouisme, est la divinité la plus fréquemment représentée en ronde-bosse et c’est sous son aspect de cakravartin - monarque universel - qu’il s’impose dans la statuaire du Cambodge.
Tenant à l’origine, la terre dans sa main droite inférieure, le disque ou cakra dans sa main droite supérieure, la conque ou sankha dans sa main gauche supérieure, seule la massue est ici conservée, attribut incarnant le pouvoir de la connaissance.

À côté du sampot traditionnel, l’autre costume préangkorien qui perdure jusqu’à la fin du VIII° siècle est une dhôti indienne. Ce drapé long est ou non retenu à la taille par une ceinture et réservé essentiellement aux images de Visnu. Il présente ici un pan médian maintenu par une écharpe horizontale.
Sa mitre cylindrique, symbole de son statut de souverain, dégage son visage large tandis que la bouche aux lèvres charnues laisse deviner un sourire et une expression qui devait être empreinte de bienveillance.

Pièce exceptionnelle par sa rareté, la force et la rigueur de son maintien, elle est un remarquable témoignage du style de Sambor Prei Kuk qui marqua le centre et le nord du pays khmer ancien.

Art du Cambodge
Époque préangkorienne
Style de Sambor Prei Kuk
Première moitié du VIIe siècle Grès
Hauteur : 54 cm

   


          
 
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