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Antiquités Asiatiques - - Maudgalyayana et Shariputra, les deux disciples de Bouddha - - Tête de Bouddha Chieng Saen - - Bouddha assis Maravijaya -
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Maudgalyayana et Shariputra, les deux disciples de Bouddha
Ces deux moines figurent les deux premiers suiveurs de Bouddha, Maudgalyayana « celui qui est le premier pour les pouvoirs surnaturels » et Shariputra « celui qui est le premier par la sagesse »
Ils portent la robe monastique traditionnelle et semblent imprégnés par la parole et la présence du Bienheureux dont ils méditent l’enseignement sacré. Les yeux sont baissés sur la contemplation intérieure tandis que le visage à l’ovale parfait s’illumine du bonheur serein de la méditation.
Ces disciples sculptés sont exceptionnels par la qualité de leur facture, la richesse du matériau et l’extraordinaire sentiment de plénitude et de sérénité qui s’en dégage.
Art de Birmanie
Époque Taquang
Fin du XVIIIe siècle
Bronze argent à traces de laque
Hauteur : 99 cm. |
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Tête de Bouddha Chieng Saen
Dès le XI° siècle, les premières principautés thaïes politiquement indépendantes s’installent dans les vallées du Nord de la Thaïlande et la région de Chieng Sen. Elles y ont créé les plus anciennes images proprement thaïes de Bouddha et ont su très tôt exprimer sa beauté et sa spiritualité à travers des statues de bronze ou de pierre.
Le Maître se reconnaît ici à son usniça - siège de sa sagesse supra mondaine - et à l’allongement prononcé de ses lobes auriculaires, deux des perfections physiques qui lui ont été accordées.
Ses paupières sont mi closes et baissées sur la contemplation intérieure. Le nez est aquilin tandis que la bouche aux lèvres marquées s’anime d’un léger sourire sous l’effet de son énergie spirituelle et de la profondeur de sa méditation.
Cette exceptionnelle tête de Bouddha est un rare témoignage de la fin du premier style de l’art de Lan Na. Elle se recommande tout autant par ses qualités d’exécution que par l’étrange beauté un peu hautaine de ses traits et l’impression de force intérieure qui en émane.
Art de Thaïlande
École du Lan Na
Fin du XIIIe siècle - début du XIVe siècle
Bronze à patine vert sombre et traces de laques rouge et or
Hauteur : 46 cm |
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Ganesh
Rare par sa taille, sa provenance et son état de conservation, cette représentation de Ganesh - le protecteur des initiatives et celui qui abat ou suscite les obstacles - se recommande par son exquise simplicité mise en lumière par la qualité du grès au ton chaud.
Assis, les deux mains sur les genoux, il tient deux de ses attributs : à droite, sa propre défense cassée, à gauche, une motte de terre.
Chaque détail est rendu avec une remarquable finesse : la bosse frontale, la trompe, les petites oreilles ou encore l’unique défense.
Aussi il semble émaner de cette représentation assise et à l’expression bienveillante, sérénité, force et protection.
L’anatomie fidèlement observée, le modelé vigoureux, le ventre rebondi et les mains délicates sont autant d’éléments qui confèrent à ce Ganesh plénitude et douceur.
Art Khmer
Époque PRÉ KHMER
IXe siècle
Grès beige
Hauteur : 45 cm. |
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Torse de Devi
L’époque préangkorienne se caractérise par une incroyable diversité de styles et de représentations où domine toujours un sens aigu de la beauté et du rendu de l’anatomie.
« Devi », qui signifie « déesse » en sanskrit, évoque l’épouse de Siva, l’un des trois dieux de l’Hindouisme. Plus connue sous le nom d’Uma « La Lumière », elle peut aussi s’appeler Parvati « La Fille de la Montagne » ou encore Durgâ « L’Inaccessible ».
La déesse aux courbes voluptueuses présente une poitrine haute et ronde et une taille d’une exquise finesse.
Le sarong est placé bas sur les hanches - caractéristique du style de Sambor Prei kuk - et découvre l’abdomen. Il souligne, par son absence de plissé, la délicatesse du modelé et le parfait équilibre de ce corps jeune et sensuel.
Ce torse de Devi, réalisé à une très haute époque, est exceptionnel par ses qualités d’exécution, l’élégance de ses lignes et sa beauté empreinte d’une troublante présence.
Art du Cambodge
Époque préangkorienne
Style de Sambor Prei Kuk, première moitié du VIIe siècle
Grès gris beige
Hauteur : 80 cm |
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Bouddha debout Daravati
La sculpture de Dvâravatî, libérée de l’influence indienne, s’impose véritablement comme le premier style d’art bouddhique original de toute l’Asie du Sud-Est qui perdurera jusqu’à l’arrivée des Khmers au début du XI° siècle.
Ce Bouddha debout est présenté dans le geste de l’argumentation ou « Vitarka Mudra », les deux mains élevées à hauteur de la poitrine.
Il est vêtu de l’uttarâsanga, le manteau monastique traditionnel, aux traits stylisés et à la frontalité parfaite.
Le visage large présente un nez qui se devine fort, des lèvres charnues animées d’un imperceptible sourire et des yeux aux paupières galbées baissés sur la contemplation intérieure.
Rare et d’une remarquable dimension, ce Bouddha contemplatif irradie d’une présence sereine et reste un témoignage exceptionnel de l’art de Dvâravatî.
Art de la Thaïlande
Style de Dvâravatî
VIIe - IXe siècle
Marbre dolomitique à cristallin blanc
Hauteur : 139 cm |
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Torse d’Avalokitesvara irradiant
Le Boddhisattva Avalokitesvara, « Le Seigneur qui regarde du haut vers le bas », est l’un des personnages les plus populaires du Bouddhisme Mahayana. Sensible aux prières des hommes, cet être promis à l’Eveil est invoqué en tant que protecteur et sauveur de l’humanité souffrante.
Parmi ses représentations, il en est une particulière à la statuaire khmère : Avalokitesvara (ou Lokesvara) irradiant. Empreint d’une apparence cosmique, son torse est entièrement recouvert de représentations réduites de Bouddha assis dans la posture de la méditation, les jambes croisées.
Huit autres divinités sont placées tout autour de sa taille, selon les directions de l’espace et une dernière sur son cœur.
Les Bouddha miniatures forment ici une chaîne sans fin sur la totalité du torse et la moitié du dos, irradiant littéralement de tout son Etre intérieur.
Pièce rare et d’une incroyable beauté, remarquable par son état de conservation, sa taille imposante, la force et la présence qui s’en dégagent.
De ce Boddhisattva aux Mille Bouddha semblent jaillir la lumière du Maître, ainsi que cette sensibilité et cette compassion offerte au monde entier.
Art du Cambodge
Style du Bayon, XIIIesiècle
Grès gris-beige
Hauteur : 95 cm |
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Couple d’Apsara dansant
Le bouddhisme, jusqu’alors religion d’état à Java, se voit remplacé par le sivaïsme sous la dynastie Sanjaya. Apparaissent alors des sites d’architectures brahmaniques où le décor occupe une place essentielle et devient le mode d’expression privilégié des sculpteurs indonésiens.
Ces deux personnages féminins figés représentent des Apsara, danseuses célestes du panthéon hindouiste dont le nom signifie « qui marchent ou glissent sur les eaux ». Apparues lors du Barattage de l’Océan de Lait, quand les dieux voulurent obtenir le nectar d’immortalité, ces nymphes à l’attrayante beauté habitaient les cieux et les airs. Elles comptent parmi les figures les plus célèbres de l’art de l’Asie du Sud-Est.
Sculptés en haut-relief, elles se tiennent debout sur un rebord que souligne une frise végétale.
Des colliers parent leur poitrine, des bracelets leurs bras et elles semblent animées d’une troublante présence, qu’accentue encore leur mouvement presque perceptible.
Ces Apsara à la simplicité et au charme remarquables se recommandent par la rareté de leur provenance ; elles témoignent de la sensibilité des artistes javanais au mouvement, à la vie et à cette danse, qui reste encore aujourd’hui en Asie un symbole d’identité culturelle.
Art d’Indonésie
Style de Java Central, XIIIe siècle
Pierre de lave
Hauteur : 42 cm |
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Nandin
Le royaume du Champa occupait la région de l’Annam qui correspond au centre et au sud du Vietnam actuel. Il a su développer un art original et d’une grande beauté, qui le rapproche de l’art khmer.
Monture de Siva, l’un des trois dieux de l’Hindouisme, le taureau blanc, Nandin, dont le nom signifie « heureux » en sanskrit, acquiert très tôt un immense prestige dans l’iconographie de l’Asie du Sud-Est.
Couché, les pattes repliées sous le ventre, la tête légèrement relevée, des oreilles rondes de part et d’autre de courtes cornes aux extrémités manquantes, il est remarquable par la simplicité et le naturel de son rendu.
Ce taureau sacré est exceptionnel par sa provenance et sa datation ; il s’impose en outre par le réalisme presque naïf de sa représentation ainsi que par sa présence pleine tout à la fois de force et de douceur.
Art du Champa
VIIe-IXe siècle
Pierre de type Gabbro
Taille :
Longueur 83 cm
Largeur 39 cm
Hauteur 46 cm
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